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Comparatif

Alternative à one sec

one sec ne bloque rien pour de bon. Quand tu ouvres une app ciblée, il s’intercale, te demande une respiration, puis te laisse décider : un ralentisseur, pas un mur, et l’éditeur l’assume. Si tu cherches une alternative, c’est rarement parce que la respiration est mal faite — c’est parce qu’au bout de quelques semaines tu tapes à travers sans y penser, et l’app s’ouvre quand même. Cette page dit ce que one sec fait bien, où il s’arrête, et ce que Tempo demande à la place.

Ce que one sec fait bien

L’idée de one sec tient en une phrase de son éditeur : « Strict blockers never worked: I just turned them off. » Plutôt qu’interdire, il retarde. Au lancement d’une app ciblée, une intervention s’affiche avant le bouton de confirmation : respiration profonde, respiration 4-7-8, se regarder dans la caméra, retourner le téléphone, taper un texte aléatoire, suivre un point, ou une courte réflexion en forme de dialogue. Durée et horaires se règlent. Tu peux cibler des apps, des catégories, des sites, ou tout bloquer sauf des exceptions.

La couverture est large : iPhone, iPad, Android, une app Mac avec son extension Safari, et des extensions Chrome, Firefox et Edge — la même pause t’attend donc sur l’ordinateur. Autour de l’intervention, one sec compte tes tentatives d’ouverture par app et par jour, et propose des alternatives quand tu refermes : un journal, une intention, une émotion à nommer. Pour les jours où il faut un vrai mur, des sessions de blocage existent, programmables ou récurrentes, avec un mode strict qu’on ne peut ni mettre en pause ni quitter. L’éditeur revendique des études avec l’institut Max-Planck et l’université de Heidelberg, et une baisse de 57 % des ouvertures.

Et il y a la douceur. one sec ne te dit jamais non ; il te demande une seconde. Pour quelqu’un qui veut moins d’ouvertures réflexes sans interdiction, c’est exactement le bon réglage, et il est très bien exécuté.

Où one sec s’arrête

La limite est dans le mécanisme, pas dans l’exécution : one sec demande toujours la même chose, au même moment, et le corps apprend. Les retours d’utilisateurs le disent avec les mêmes mots — « après une semaine je tape à travers la respiration sans y penser », la nouveauté s’use en quelques semaines. Une friction fixe est un coût fixe ; à force de le payer, le pouce le règle avant que la tête ait eu le temps de lire.

Et une fois passé, rien ne compte plus. one sec retarde l’accès, il ne le mesure pas : la respiration franchie, l’app est ouverte sans plafond, pour la durée que tu voudras. La pause sépare le réflexe de l’usage, elle ne borne pas l’usage.

Le reste est plus terre à terre. Sur iPhone, la mise en place passe par des automatisations de l’app Raccourcis, et beaucoup la trouvent pénible. Sur Android, l’optimisation de batterie de certains constructeurs tue one sec en arrière-plan ; la FAQ officielle parle d’une compatibilité « vraiment difficile, parfois impossible » selon les marques. Le compteur de tentatives, censé faire prendre conscience, est vécu par certains comme décourageant. Quant aux modes durs, sessions strictes et verrouillage par code de la permission Temps d’écran, ils existent, mais ils sont le mur que one sec avait choisi de ne pas être — et l’éditeur reconnaît que « dans un moment de faiblesse », certains éteignaient simplement l’app.

Enfin, one sec n’a aucun rapport avec le sport. Son seul lien avec Santé est d’y écrire des minutes de pleine conscience ; il n’y lit rien. La respiration est la friction, pas une clé.

Ce que Tempo fait autrement

  • Le prix de la porte se paie avant d’y arriver. one sec te demande une seconde au moment où tu es le plus faible. Tempo te demande un effort qui a déjà eu lieu : une séance lue dans Santé ou Health Connect, ou tes pas de la journée. À solde nul, l’app ne s’ouvre pas, quel que soit le nombre de fois où tu tapes. La répétition n’use rien, parce qu’il n’y a rien à traverser.
  • Un solde commun, drainé par l’usage réel. Les minutes gagnées ouvrent toutes tes apps bloquées à la fois, et leur usage les dépense minute par minute — le décompte suit le Temps d’écran du système : 43 minutes débitées pour 44 comptées par iOS, mesuré sur appareil. À zéro, tout se referme d’un coup, sans ouvrir Tempo. Là où one sec donne un accès illimité une fois la pause passée, Tempo le mesure.
  • Un taux par sport, et l’intensité si tu as une montre. Une heure de vélo et une heure de marche ne paient pas pareil ; sans montre, mille pas valent une dizaine de minutes de marche, au tarif de la marche. Les séances saisies à la main dans Santé ne comptent pas. Avec une montre sur iPhone, la fréquence cardiaque relève le taux quand tu forces, jamais moins que ton taux (Tempo Pro). Et les minutes gagnées expirent après 24 heures : pas de stock pour le dimanche.
  • Rien à monter dans Raccourcis. Sur iPhone, Tempo utilise le sélecteur d’Apple (apps, catégories, sites dans Safari) et le blocage est appliqué par iOS lui-même : il tient même Tempo fermée. Sur Android, c’est un service de Tempo avec une notification permanente, sur les apps seulement, pas les sites.
  • Aucun compte, aucun serveur, aucun analytics. Tout reste sur l’appareil, et la fiche App Store porte le label « Données non collectées ». C’est aussi ce qui explique l’absence de sync : pas de version Mac, pas d’extension navigateur.
one secTempo
Ce qui rouvre l’appune respiration, puis toites minutes d’activité, au taux que tu fixes
Une fois ouverteaccès illimitédrainée minute par minute, refermée à zéro
Ce que ça te demandeune seconde, à chaque foisune séance ou des pas, avant
PlateformesiPhone, iPad, Android, Mac, navigateursiPhone, Android, Apple Watch (compagnon)
Mise en place sur iPhoneautomatisations Raccourcissélecteur d’Apple, blocage tenu par iOS
Comptepour le multi-appareilaucun
Lien avec le sportaucun (écrit des minutes de pleine conscience)séances + pas, saisies manuelles écartées

À qui one sec convient mieux

Si ce que tu veux, c’est moins d’ouvertures réflexes et pas une interdiction, une pause qui laisse le choix, la même sur le téléphone et sur l’ordinateur, avec un journal ou une intention proposés quand tu refermes, reste sur one sec : la douceur est le principe, et Tempo n’en a pas. Tempo n’a pas non plus de version Mac, pas d’extension navigateur, pas de compteur de tentatives, pas de sessions programmées. Il dit non tant que tu n’as pas bougé — et si bouger plus ne fait pas partie de ce que tu veux, ce n’est qu’une contrainte de plus.

Les grilles tarifaires des deux changent : vérifie-les sur les fiches App Store et Play plutôt que dans un comparatif, celui-ci compris.

Questions fréquentes

one sec ou Tempo : lequel bloque le plus fort ?

Ce n’est pas le même axe. one sec retarde l’ouverture d’une respiration puis te laisse choisir ; Tempo conditionne l’ouverture à un solde de minutes gagné en bougeant, et ce solde ne cède pas à la répétition. Si tu veux une pause, one sec. Si tu veux que la porte reste fermée tant que la séance n’a pas eu lieu, Tempo.

Puis-je garder one sec et ajouter Tempo ?

Oui, les deux apps ne se gênent pas techniquement. Mais deux bloqueurs sur les mêmes apps se marchent dessus : la respiration de one sec s’affichera devant une app que Tempo a déjà refermée. Le partage qui marche : one sec sur les apps que tu veux garder accessibles avec une pause, Tempo sur celles que tu veux mériter.

Est-ce que je perds mon historique one sec en passant à Tempo ?

Non. Tempo ne touche ni aux réglages ni aux compteurs de one sec, et il ne lit pas les minutes de pleine conscience que one sec écrit dans Santé. Il ne lit que les séances et les pas enregistrés par un capteur ; une séance saisie à la main dans Santé ou Health Connect ne crédite rien.

Ton temps d’écran se mérite.

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