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Comparatif

Alternative à ScreenZen

ScreenZen n’interdit rien. Il te fait attendre : une pause avant que l’app s’ouvre, plus longue à chaque retour, un nombre d’ouvertures par jour, un délai entre deux. C’est gratuit, financé par les dons, et ça tourne sur téléphone comme sur ordinateur. Cette page s’adresse à qui l’utilise, ou hésite, et se demande ce que change un bloqueur qui demande du sport plutôt que de la patience.

Ce que ScreenZen fait bien

La pause est le cœur du produit, et elle est réussie. Tu ouvres Instagram, ScreenZen te demande si c’est le bon moment ; l’attente fait une dizaine de secondes la première fois, près d’une minute à la dixième ouverture, et la courbe se règle. La plupart du temps, la question suffit à reposer le téléphone. C’est beaucoup de valeur pour quelques secondes.

Autour de cette pause, ScreenZen empile les leviers qu’on attend d’un bloqueur : un nombre d’ouvertures par jour, une limite de temps quotidienne, un délai de récupération entre deux ouvertures, des plages horaires avec des préréglages pour les jours de travail, les soirs de semaine et les matins, et un blocage strict optionnel qui s’enclenche selon l’heure, après un nombre d’ouvertures ou après un nombre de minutes. Les sites sont couverts comme les apps.

Il y a ensuite ce que personne d’autre ne fait tout à fait pareil. Le mode Practice remplace l’ouverture par une respiration ou une ligne de journal. Le mode Minimal retire les fils d’une app au lieu de la bloquer. Tu peux exiger une tâche avant l’ouverture, ou laisser le déblocage au hasard. Le lock mode ajoute un code sur les réglages, un minuteur qui t’empêche de rouvrir ScreenZen lui-même, et une protection contre la désinstallation et le changement d’heure.

Et c’est gratuit. Pas de version premium, pas de plafond sur ce que tu bloques, un pourboire si tu veux dire merci. Tes réglages de blocage restent sur l’appareil ; un compte ne sert qu’à la responsabilité entre amis et au boîtier Halo. Ça tourne sur iPhone, iPad, Mac, Windows et Android. La combinaison est rare, et c’est pour ça que tant de gens qui ont essayé des bloqueurs payants ont fini ici.

Où ScreenZen s’arrête

La limite est dans le principe, pas dans l’exécution. Tout bloqueur demande quelque chose en échange de la sortie. ScreenZen demande du temps : quelques secondes d’attention et une question. C’est une bonne question les cinquante premières fois. Ensuite la pause fait partie du geste, le pouce apprend où est le bouton pour continuer, et l’app s’ouvre à peu près aussi vite qu’avant. Les utilisateurs le disent sans détour : l’effet s’use à mesure qu’on s’adapte.

La deuxième limite découle de la première. Hors lock mode, la personne qui fixe la limite et celle qui la heurte sont la même, au même instant. Tu es au plafond, tu veux cinq minutes de plus, tu relèves le plafond. ScreenZen est construit autour de la friction plutôt que de l’enfermement, et il l’assume ; mais une limite qu’on lève en cours de session est une suggestion avec des étapes en plus. Le lock mode ferme cette porte, au prix de transformer un outil doux en outil dur — ce que beaucoup venaient précisément éviter.

Les petites choses s’additionnent. Le blocage de sites est le reproche qui revient : des sites se débloquent seuls, et la liste de ce qu’on peut bloquer est limitée. Les streaks, censés encourager, sont vécus comme une pression par certains, et se perdent après une mise à jour Android. Rien de rédhibitoire. Simplement, quand le mécanisme repose sur ta réaction à une invite, tout dépend de cette réaction qui doit rester neuve.

Ce que Tempo fait autrement

  • La sortie coûte du mouvement, pas de la patience. Tempo tient un seul solde de minutes d’écran, commun à toutes les apps que tu bloques. Il ne se remplit qu’en bougeant : les séances lues dans Apple Santé ou Health Connect, créditées à un taux par sport, et les pas quand il n’y a pas de montre (mille pas font une dizaine de minutes de marche, payées au tarif de la marche). Tu choisis le taux de change à l’installation : une minute d’activité pour une minute d’écran, ou deux, ou trois. Le crédit tombe sans ouvrir l’app.
  • Aucune limite à relever, parce qu’il n’y a pas de limite. Ton solde est ce que tu as gagné, et l’usage réel le draine minute par minute, en suivant le Temps d’écran du système. À zéro, toutes les apps bloquées se referment d’un coup, sans passer par Tempo. Le mode strict, dans Tempo Pro, est fait pour le moment de faiblesse : desserrer un réglage attend 24 heures, durcir est immédiat, et sur iPhone il peut retirer le bouton « Supprimer l’app » de l’écran d’accueil.
  • Rien à quoi s’habituer. Pas de pause à traverser, pas d’invite, pas de streak, pas de score. Tempo n’essaie pas de te motiver ; il te laisse face à un solde que tu n’as pas. Ce que les gens racontent le plus souvent, c’est que les minutes gagnées finissent par ne pas être dépensées.
  • Les séances saisies à la main ne comptent pas. Une séance tapée au clavier dans Santé est écartée. Seul ce qu’un capteur a enregistré, Apple Watch, autre montre ou app comme Strava, rapporte quelque chose. C’est la triche évidente de ce modèle, et elle est fermée.
  • Le blocage est celui du système, et il expire. Sur iPhone, tu choisis apps, catégories et sites Safari avec le sélecteur d’Apple, et iOS applique le blocage même quand Tempo est fermée. Sur Android, c’est le service de Tempo qui bloque les apps, avec une notification permanente, et il ne couvre pas les sites. Dans les deux cas, les minutes gagnées expirent après 24 heures : pas de stock pour le dimanche.
ScreenZenTempo
Ce qui rouvre l’appune pause, puis toiles minutes gagnées en bougeant
Quand tu insistestu relèves ta limite (sauf lock mode)rien à relever ; desserrer attend 24 h en mode strict
PlateformesiPhone, iPad, Mac, Windows, AndroidiPhone, Android, compagnon Apple Watch
Sites weboui, jugé inégalSafari sur iPhone ; non sur Android
Rôle du sportaucunla seule clé
Compteaucun pour bloquer ; Apple ou Google pour les amis et Haloaucun
Modèlegratuit, donsgratuit jusqu’à 60 min d’écran par jour ; Tempo Pro au-delà

À qui ScreenZen convient mieux

Si tu travailles sur Mac ou Windows et que c’est là que les heures partent, reste sur ScreenZen : Tempo n’a pas de version ordinateur et ne se synchronise pas entre appareils. Si tu ne veux pas de mur du tout, seulement un rappel, la pause de ScreenZen et ses modes Practice et Minimal sont plus humains que n’importe quel solde, et Tempo n’a rien d’équivalent. Si tu veux un bloqueur gratuit sans plafond, ScreenZen l’est, et Tempo ne l’est pas : sa version gratuite s’arrête à 60 minutes d’écran par jour, le reste est dans Tempo Pro. Et si bouger plus n’est pas dans tes projets, le mécanisme de Tempo n’est qu’une contrainte de plus.

Les tarifs changent : le pourboire de ScreenZen et les formules de Tempo Pro sont sur leurs fiches respectives, pas ici.

Questions fréquentes

ScreenZen ou Tempo : lequel est le plus strict ?

Ils sont stricts sur des choses différentes. ScreenZen te ralentit et te laisse décider ; le lock mode le durcit, mais par défaut la limite plie quand tu insistes. Tempo ne te demande jamais de décider au moment de faiblesse : le solde est ce que tu as gagné en bougeant, et à zéro les apps se ferment. Le mode strict ajoute 24 heures d’attente sur tout assouplissement. Si tu veux un outil qui respecte ton jugement sur le moment, c’est ScreenZen. Si tu sais que ton jugement sur le moment est le problème, c’est Tempo.

Puis-je utiliser ScreenZen et Tempo en même temps ?

Oui, ils ne se gênent pas, et Tempo ne touche ni aux données ni aux réglages de ScreenZen. Évite seulement de les pointer sur les mêmes apps : deux bloqueurs sur une même app se déclenchent tous les deux, et tu te retrouves avec une pause par-dessus un mur sans savoir lequel tient. Un partage qui marche : Tempo pour les apps de divertissement du téléphone, ScreenZen pour l’ordinateur et les sites.

Tempo est-il gratuit comme ScreenZen ?

Pas de la même façon. ScreenZen est gratuit sans plafond, financé par les dons. La version gratuite de Tempo bloque autant d’apps que tu veux et laisse dépenser jusqu’à 60 minutes d’écran par jour, gagnées en bougeant. Tempo Pro, en abonnement mensuel ou annuel ou en achat à vie, règle ce plafond et ajoute le taux par sport, l’intensité cardiaque sur iPhone, le mode strict, le journal complet, le détail des journées d’écran, le bilan hebdo et les widgets. La grille à jour est sur les fiches App Store et Play.

Ton temps d’écran se mérite.

Choisis tes apps, fixe ton taux de change, va bouger. Version gratuite sur iPhone et Android, aucun compte à créer.

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